A NOZZE IND'È SGIÒCULELLI
Adaptation d’après Brecht - Mise en scène Guy Cimino - 2000

RÉSUMÉ DE LA PIÈCE

Nozze ind’è i Sgioculelli est un huis clos brechtien où nul ne sait comment, de quoi ou à qui parler. Le père est un raseur, l’amie une langue de vipère, et si son mari est atteint de « marasme », le jeune homme n’a que trop bonne mémoire pour réciter des platitudes de circonstance, tandis que l’ami ne chante que trop bien une chanson très mal choisie… Le cabillaud est à peine servi qu’ils commencent, le vin aidant, à très mal se conduire. L’un raconte des histoires cracra, la mariée en blanc est en cloque et tout le monde le sait… Il y a surtout que les meubles, fabriqués par le marié pour raisons d’économie, se déglinguent en cours de route. Voilà pour le côté Mack Sennett ou Karl Valentin (ce long clown triste auprès de qui Brecht s’instruisit) de la chose. Quant à la philosophie du conjugo, elle est proprement épouvantable. Avec une sécheresse et une brièveté toute clinique, La Noce constitue ainsi comme un petit catalogue de différentes formes pathologiques de discours creux ou aliéné. on peut y voir, déjà, une sorte d’effet de distanciation à l’état sauvage, non encore théorisé. Nulle leçon ici, sinon l’absolue volupté du saccage de l’institution des « liens sacrés du mariage ».

DISTRIBUTION

Jean Pierre GIUDICELLI, Corine MATTEI, François BERLINGHI, Yvette MEDORI, Stella GUELFUCCI, Jean Baptiste FILIPPI, Guy CIMINO, Marie Ange GERONIMI, Jean Louis GRAZIANI. Chant : Jean Baptiste FILIPPI, – Costumes : Simone GRIMALDI – Décors : Claude DONGRADI – Régie : William GARNIER – Collaboration dramaturgique (ne fusse que pour l’aperitif) et amicale : Michele RAFFAELLI.