L'OPERA DA TRE SOLDI
De Bertolt Brecht - Adaptation et mise en scène de Guy Cimino -1997

RÉSUMÉ DE LA PIÈCE

« S’elli sbarcanu i veri disgraziati, chì quì ùn ci n’hè, ate da sentevila passà. Millaie di miserevuli in piazzà di a chiesa, chì spettaculu ! » (Pichjò).
Ici nous sommes au THEATRE. L’Opéra de quat’sous c’est LE THEATRE, ostentatoire, agressif. Ni l’auteur, ni les acteurs ne disent la vérité (La scène c’est le mensonge), c’est au spectateur de faire sa vérité, celle du Monde, pas celle du théâtre. L’Opéra ne propose rien, n’enseigne rien que nous ne sachions déjà. Il tend seulement au spectateur le miroir déformant du théâtre pour que celui-ci s’y reconnaisse et reconnaisse l’image de sa propre société. Les derniers mots de l’Opéra parlent de l’ « univers des damnés ». Voilà notre réalité, c’est à nous de la transformer, une telle tâche ne revient pas au théâtre. Au théâtre, la réalité est insuffisante, « Perchè nisunu crede à a vera miseria, figliolu ». (Picchjò), le trucage est de rigueur. La fable se présente non comme un enchaînement inéluctable, mais comme un montage de scènes détachables. Les personnages ne sont pas enlisés dans une psychologie (l’acteur montre qu’il montre), ils sont rarement accordés avec eux même. Nous avons choisi de situer l’action de l’Opéra, non pas comme l’a fait Brecht, dans Soho mais dans le milieu corse de Marseille des années trente.

DISTRIBUTION

Henri OLMETA, François BERLINGHI, Marie Ange GERONIMI, Graziella SANTUCCI, Eric MATTEI, Jeanine MARANINCHI, Jo FONDACCI, Guy CIMINO, JB FILIPPI, Claude DONGRADI, Antoine LUGO, Jacques FILIPPI, Fabienne MARCANGELI, Christine REY, Paule OREL, Véronique GABRIELLI, Yvette MEDORI, JP GIUDICELLI.